Ou plutot, mes vacances vont se finir en PPL! La derniere invention de mon tuteur. "Tu vas rediger un paper (une publication)" En fait, il va la rediger et comme c'est moi qui gere le code et tout et tout plus les commentaires, je serai co-auteur, la classe non? Bon faut encore que ce que j'ai fait lui plaise, parce que depuis 3 mois il a a peine regarde ce que j'avais fait et des fois j'ai l'impression qu'on n'est pas sur la meme longueur d'onde. Sauf aujourd'hui, ou il croyait me donner un truc en plus a faire, mais je l'avais deja fini!
Que je m'explique peut-etre, parce que depuis trois mois je raconte ma life, mais a la base j'etais censee venir faire un stage. Le PPL, Projet Personnel en Laboratoire, en gros, histoire d'etre sure que tu veux pas devenir chercheuse (oups, peut-etre le contraire, pour reveiller des vocations endormies!?). Deux ou toris mois dans un labo en dans le departement R&D d'une boite. Donc pour moi, en plein chez les fous... nan, serieux, les miens ils sont a peu pres normaux et super sympas!
Mon stage... En resume, dans son immense projet sur la chirurgie du visage, mon tuteur doit predire les resultats des operations chirurgicales, et donc modeliser des tissuss, des os, etc, tout ca c'est de la physique. Et comme en physique, tout est une question d'equilibre donc une minimisation d'energie, je dois minimiser des fonctions pas gentilles du tout (je dis ca, mais j'en ai pas encore vu une seule du projet, je ne travaille qu'avec des fonctions tests).
Martin (mon tuteur) a mis au point une nouvelle methode pour minimiser ces fonctions non convexes (convexes, c trop faciles, c du mega "Dja fait"! ; je l'ai meme etudie en cours (enfin, pitetre, si j'ai de vagues souvenirs ;-)!) Et donc moi, je suis censee implementer tout ce petit algorithme trop chelou mais quand meme vachement futefute quand on se plonge dans la theorie (ca a l'air tout bete mais fallait y penser), le tester sur des fonctions tests (j'en suis a pres de 150 fonctions entre 2 et 500 variables). Et comme c'est encore trop facile, je vais me ballader sur internet ou dans les bouquins, je chope des methodes deja existantes, mais comme les codes sont en C ou en fortran, donc pas adaptes a Matlab et a mes fonctions, je dois decortiquer le chose et le recoder!!! Apres je compare...
La, j'en suis (enfin je croyais etre) a la phase ultime du "je verifie que tout est bien commente, que mes graphiques sont exploitables, que mes programmes marchent bien tout le temps, que c'est clair" et il m'explique que g encore trois jours pour implementer deux nouvelles variantes qu'il voudrait comparer, juste pour le fun, et qu'ensuite, quand je serai a Paris, disons fin aout ou debut septembre, on se recontactera par mail pour la redaction de son paper! Et puis, comme il est grand prince, il s'arrange pour laisser mon compte au ZIB ouvert a peu pres un an pour que je puisse me resservir de leurs Rechner et pousser le truc plus loin!
Dans un sens c'est motivant, comme ca je verrai vraiment concretement a quoi a servi mon travail, s'il considere que sa methode est vraiment bonne etc et comment il l'exploite. Mais en septembre, j'aurai sans doute autre chose a penser, genre un master super chaud! tout ca pour dire que j'ai bien fait d eprendre mes vacances entre mai et juillet ! ;-)
Visiteur à la maison oblige ( :-) ...) je ne pouvais décemment pas continuer à travailler toute la semaine. Alors lundi, armée de mes résultats, je vais voir Martin et entame une discussion passionnée sur le pourquoi du comment de ses procédés et de leur efficacité. Mais ça, c'était juste le pipeau introductif...
La vraie question... Je me lance, il a l'air de bonne humeur... "Et... euh... je pourrais prendre 5 jours de congés, je compte faire une sorte de mi-temps" A peine eu le temps de lui expliquer comment je les prenais, à la suite, ou répartis etc, il m'avait déjà répondu "Ja klar"... Ach Scheisse, j'aurais pu être plus gourmande cette fois encore et demander ... hum... 8 jours?
En bref, même si j'ai internet à la maison, je ne risque pas d'être trop présente dans les jours à venir, d'autant plus que d'autres Français ont choisi de profiter de ce jour de congé (pas en Allemagne, mais on se le prend avec Taz!) pour nous rendre visite. ça promet... Suite lundi pitetre, avec photo sans doute!
Mis a part ca, j'ai trois photos en plus, avec mes collegues que je vais mettre dans la journee (album velo-boulot-dodo, meme si une soiree entre collegues, c'ets plus trop du boulot) ; vous pourrez enfin decouvrir qui sont Anton, Tobias, et les autres !

Lui, c’est Lionel, le Suisse. Je l’avais croisé vite fait dans le couloir, et il m’a dit, quand je t’ai vu passer, je me suis dit, « Elle, c’est l’étudiante française » Ah bon, ça se voit tant que ça ? Je devais avoir l’air pommée…
Et puis, même si je ne l’avais pas encore réellement rencontré, je le connaissais déjà, parce que tous les allemands que je croisais me faisaient : « Oh, mais tu sais, y a Lionel, le Suisse, il parle français… » Youpiiiiiiii.
Quand un beau jour, il fut là, dans mon bureau, enfin, comme le Messie venu me sauver des eaux (non, ça c’est Moïse…). Bref ! au bout de trois jours intensifs, ça faisait du bien de parler un peu français. Et puis avec lui, je peux dire des conneries et il comprend ! Donc maintenant de temps en temps, on se fait des pauses français…
Par exemple, on s’est tapé un délire parce qu’il voulait faire une surprise à sa copine en rentrant à l’improviste en Suisse, et pense même aller sonner chez elle, déguisé en je sais pas quoi. Alors, on a réfléchi au problème de sa voix (quel accent ces Suisses !), on a pensé à un masque, même à un coup de fil d’une secrétaire quelconque (moi) pour prévenir de son passage.
(Vous croyez que j’aurais dû faire secrétaire, j’ai l’impression d’en parler tout le temps ? Je crois que c’est le tailleur. Heureusement, pour mon futur job de femme riche, j’aurai le droit de m’habiller sexy-chic…).
Bref, mais cette belle epoque est revolu, mon petit Suisse m'abandonne... Genre, snif ;-) Pour feter ca, il a organise hier soir une Abschiedsparty ; je me disais au debut, voila, mes collegues sont sympas, je passe une heure pour lui dire au revoir, je bois un coup, je tape la discute vite fait et je rentre, j'ai trop sommeil! En plus, bon l'allemand, ca va bien un temps, mais tenir des vraies conversations, surtout si y a plein de gens, c'est vite fatigant!
Oups... J'ai pas vu l'heure passer, c'est juste a force de les voir partir un par un... Mais quelle heure est-il? Ach so, minuit et demi... Bon Lionel et les autres, je vous adore, mais voila quoi!!! Une pitite heure de velo plus tard (je me suis tapee 46 km dans la journee, n'importe quoi!), au lit! Quelle soiree, j'ai trop tripe avec mes collegues...
Autrement dit, mon voyage de fin d’année, même si c’était en plein milieu du stage. Certain(e)s ont dû me trouver un peu silencieuse moi qui d’habitude passe ma vie entre Matlab et mes mails / MSN et autres ! J’étais de sortie…
Il est quand même top cool ce plan PPL au ZIB. Tous mes collègues me l’ont dit, tu pouvais pas mieux tomber… Heureusement en plus qu’ils sont là pour me demander si j’ai lu mes mails concernant une sortie organisée le 28 juin. Euh… dois-je vous avouer que ça me gave de lire une page en allemand pour un mail qui en réalité ne me concerne pas… ? Je reconnais que j’ai abusé sur ce coup !
Toujours est-il qu’une fois par an, sur le temps du boulot (donc payé, sauf pour les pauvres petits Praktikanten comme moi), le ZIB organise une sortie d’entreprise. Et là, c’était à Marzahn, ce qui m’a doucement fait sourire (c’est exactement là où se situait ma première WG, ce que n’ont pas manqué mes collègues de me rappeler… !)
En fait, c’était un Erholungspark, Garten der Welt (jardins du monde). Le principe est simple, tu te pointes à l’heure que tu veux, tu visites avec qui tu veux et tu vas manger dans le resto réservé quand tu veux… J’ai commencé la visite toute seule puis je me suis présentée devant le jardin Japonais (nostalgie…) et j’ai fait la connaissance de Ben, un musicien-informaticien super fun, qui a visité la Chine. Echange de souvenirs asiatiques !
Bon, notre guide ne s’est pas pointé mais en même temps, c’était pas grave. On s’est promenés, on a discuté et discuté, pris un thé dans le Chinesischen Garten, retrouvé Anton, mon copain Anton et Akhim (désolée pour l’écorchage d’auretograf !) Et vers 3h, on s’est décidés à manger. Bref, petite journée glandouille top cool, très dépaysante et rafraîchissante (pas de cagnard aujourd’hui….). A refaire !